MiCA : certaines plateformes crypto ferment le 1er juillet 2026

La clause transitoire MiCA expire le 30 juin 2026. Parmi 75 plateformes concernées en France, seules 18 sont agréées. Ce que tu dois faire avant la date limite.

MiCA : certaines plateformes crypto ferment le 1er juillet 2026

Le compte à rebours est lancé. Au 1er juillet 2026, plusieurs plateformes crypto actives en France pourraient fermer du jour au lendemain, faute d’agrément européen. Si tu détiens des cryptomonnaies sur une plateforme française peu connue, il est temps de vérifier sa situation réglementaire. Voici ce que dit Capital et ce que ça change concrètement pour toi.

Le règlement MiCA : de quoi parle-t-on ?

Le règlement européen MiCA (Markets in Crypto-Assets) est entré en vigueur en décembre 2024. Son objectif : encadrer les prestataires de services sur cryptoactifs (PSCA) dans toute l’Union européenne, selon des critères communs de transparence, de solvabilité et de protection des clients.

Pour les plateformes déjà actives avant décembre 2024, une période transitoire a été accordée : la fameuse “clause du grand-père”. Elle leur permettait de continuer à exercer pendant dix-huit mois, le temps de régulariser leur situation.

Ce délai expire le 30 juin 2026.

À partir du 1er juillet, toute plateforme qui n’a pas obtenu son agrément PSCA ne peut plus légalement proposer ses services à des clients résidant dans l’Union européenne.

La situation en France : 18 agréées sur 75

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), 75 entreprises crypto étaient couvertes par cette clause transitoire en France. Au 28 mai 2026, seules 18 d’entre elles avaient obtenu leur titre européen de PSCA.

Les plateformes déjà agréées à cette date sont : Deblock, Go In, Caceis Investor Services, Bitstack, Metal Gear, CoinShares, Fintek, Relai, Forge, Banque Delubac&Cie, Cometh, Fipto, Hexarq, Swiss Borg, Circle, Doskoin, Coinshouse, Qwarks et PayTop.

Un tiers des 75 plateformes avait au moins déposé son dossier. Pour accélérer le traitement, l’AMF a recruté 25 professionnels dédiés à l’instruction de ces demandes. C’est un signal clair : le régulateur prend l’échéance au sérieux.

Mais pour les plateformes qui n’ont ni agrément ni dossier déposé, la situation est différente.

Ce que l’AMF demande aux plateformes non agréées

Stéphane Pontoizeau, directeur de la Direction de la supervision des intermédiaires à l’AMF, l’a dit clairement : « On demande à ces sociétés de commencer à mettre en place des plans de cessation d’activité. »

Concrètement, une plateforme non agréée au 1er juillet devra :

  • Informer ses clients de sa situation réglementaire
  • Permettre aux utilisateurs de rapatrier leurs actifs vers d’autres plateformes conformes
  • Trouver, si possible, un repreneur agréé qui accepte de maintenir les activités et de reprendre les utilisateurs

Cette dernière option reste incertaine. Elle dépend de la volonté d’un acteur agréé de racheter les portefeuilles clients d’une plateforme en cessation, ce qui n’est pas garanti.

Ce que ça change pour toi

Si tu utilises une plateforme française qui ne figure pas dans la liste des 18 agréées, plusieurs scénarios sont possibles.

Premier scénario : la plateforme obtient son agrément avant le 30 juin. Le dossier est en cours, l’AMF accélère le traitement. C’est possible mais incertain.

Deuxième scénario : la plateforme trouve un repreneur agréé. Tes actifs sont transférés chez un nouveau prestataire. Tu reçois une notification et tu dois probablement valider les nouvelles conditions.

Troisième scénario : la plateforme ferme sans repreneur. Tu as un délai pour récupérer tes cryptos. Ne le rate pas.

En pratique, je te conseille de ne pas attendre. Si ta plateforme ne figure pas dans la liste des 18 agréées et n’a pas communiqué sur son avancement réglementaire, c’est le moment de vérifier et, si besoin, de déplacer tes actifs vers une plateforme déjà en règle. Parmi les grandes plateformes disponibles pour les résidents français, Coinbase, Kraken ou Bitpanda sont des options à examiner selon ton profil. Pour la crypto en complément d’une stratégie d’investissement plus large, tu peux aussi retrouver mes réflexions sur mon hub principal.

Le risque n’est pas la perte de tes cryptos du jour au lendemain, mais le gel de l’accès à la plateforme pendant une période de transition, ce qui peut te bloquer au pire moment (correction de marché, besoin de liquidité). Comme je l’analysais dans l’article sur Ethereum sous 1 600 $, les périodes de stress technique et réglementaire se cumulent souvent mal.

Comment vérifier le statut de ta plateforme

L’AMF publie et met à jour la liste des PSCA agréés sur son site officiel (amf-france.org, rubrique “PSCA agréés”). C’est la source à consulter en priorité.

Tu peux aussi vérifier si ta plateforme :

  • A communiqué publiquement sur son dossier MiCA (blog, email client, réseaux sociaux)
  • Affiche un numéro d’enregistrement AMF ou PSCA dans ses mentions légales
  • A été reprise par un média financier dans la liste des acteurs en règle

Si tu ne trouves aucune information, contacte directement le support de la plateforme et demande par écrit l’état de son agrément MiCA. Conserve la réponse.

Mon avis

MiCA est une bonne nouvelle pour l’écosystème à long terme. Un cadre réglementaire clair réduit les risques d’arnaques et protège les clients. Mais le calendrier d’application crée une zone de turbulence réelle pour les utilisateurs de petites plateformes françaises. Sur les 75 acteurs concernés, plus de la moitié n’avait pas encore d’agrément fin mai. Même avec l’accélération de l’AMF, certaines fermetures sont probables. La priorité : ne pas laisser tes actifs sur une plateforme en situation incertaine sans avoir vérifié sa conformité. C’est une précaution de base, pas de la paranoïa.

Sur la crypto en général, j’ai déjà abordé la dynamique réglementaire américaine avec le Clarity Act et ses 100 amendements : la régulation avance des deux côtés de l’Atlantique, à des rythmes différents. En Europe, MiCA donne le ton.

FAQ

Qu’est-ce que la clause du grand-père MiCA et pourquoi expire-t-elle ?

La clause du grand-père est une période transitoire accordée aux plateformes crypto déjà actives avant l’entrée en vigueur de MiCA en décembre 2024. Elle leur donnait dix-huit mois pour régulariser leur statut. Elle expire le 30 juin 2026 : après cette date, exercer sans agrément PSCA est interdit dans l’UE.

Comment savoir si ma plateforme est agréée MiCA en France ?

Consulte la liste officielle des PSCA agréés sur le site de l’AMF (amf-france.org). Tu peux aussi demander directement à ta plateforme son numéro d’agrément ou l’état de son dossier. Parmi les 18 agréées au 28 mai 2026 figurent notamment Bitstack, Swiss Borg, Circle et Deblock.

Que se passe-t-il si ma plateforme ferme au 1er juillet ?

Elle doit t’informer et te laisser le temps de rapatrier tes actifs vers une autre plateforme. Si un repreneur est trouvé, tes cryptos peuvent être transférées automatiquement. Dans tous les cas, ne tarde pas à agir dès que tu reçois une communication de ta plateforme sur ce sujet.

Puis-je perdre mes cryptos si ma plateforme ferme ?

En théorie, non : la réglementation oblige la plateforme à organiser la restitution des actifs clients. En pratique, un délai de blocage est possible pendant la transition. C’est la raison pour laquelle il vaut mieux anticiper plutôt qu’attendre la fermeture effective.

Les grandes plateformes comme Binance ou Coinbase sont-elles concernées ?

Les grandes plateformes internationales de premier plan ont généralement engagé leurs démarches MiCA à l’échelle européenne. Leur situation exacte en France dépend de leur entité juridique locale. Vérifie toujours directement sur le registre AMF pour avoir une réponse officielle.


Information & avertissement

Ces informations ont un caractère purement informatif et ne constituent pas un conseil en investissement. Avant toute décision, faites vos propres recherches et consultez un conseiller en gestion de patrimoine indépendant (CGPI) ou un conseiller en investissement financier (CIF) agréé.

FAQ

Qu’est-ce que la clause du grand-père MiCA et pourquoi expire-t-elle ?

La clause du grand-père est une période transitoire accordée aux plateformes crypto déjà actives avant l’entrée en vigueur de MiCA en décembre 2024. Elle leur donnait dix-huit mois pour régulariser leur statut. Elle expire le 30 juin 2026 : après cette date, exercer sans agrément PSCA est interdit dans l’UE.

Comment savoir si ma plateforme crypto est agréée MiCA en France ?

Consulte la liste officielle des PSCA agréés sur le site de l’AMF (amf-france.org). Tu peux aussi demander directement à ta plateforme son numéro d’agrément ou l’état de son dossier. Parmi les 18 agréées au 28 mai 2026 figurent notamment Bitstack, Swiss Borg, Circle et Deblock.

Que se passe-t-il si ma plateforme crypto ferme au 1er juillet 2026 ?

Elle doit t’informer et te laisser le temps de rapatrier tes actifs vers une autre plateforme. Si un repreneur agréé est trouvé, tes cryptos peuvent être transférées. Dans tous les cas, agis dès que tu reçois une communication officielle de ta plateforme.

Puis-je perdre mes cryptos si ma plateforme n’est pas agréée MiCA ?

En théorie, non : la réglementation oblige la plateforme à organiser la restitution des actifs clients. En pratique, un délai de blocage est possible pendant la transition. Anticipe plutôt qu’attendre la fermeture effective pour éviter d’être bloqué au mauvais moment.

Les grandes plateformes comme Binance ou Coinbase sont-elles concernées par cette échéance ?

Les grandes plateformes internationales ont généralement engagé leurs démarches MiCA à l’échelle européenne. Leur situation exacte en France dépend de leur entité juridique locale. Vérifie toujours directement sur le registre AMF pour avoir une réponse officielle et à jour.

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