Le cours du Bitcoin a brièvement passé sous les 60 000 dollars après avoir culminé à 126 000 dollars le 6 octobre 2025. Brian Armstrong, CEO de Coinbase, estime que ce niveau pourrait constituer le plancher de ce cycle de marché. Une lecture directe, assumée, mais nuancée par un “nous verrons bien” qui dit beaucoup sur l’incertitude ambiante.
Brian Armstrong et le plancher à 60 000 $ pour Bitcoin
Dans une publication sur X, Brian Armstrong a livré sa position sans détour. Je cite : « Mon instinct me dit que le bitcoin a probablement trouvé son plancher, mais nous verrons bien. Les cycles de 4 ans ont été remarquablement cohérents. »
Ce n’est pas une certitude. C’est une lecture personnelle appuyée sur un repère historique précis : le cycle de quatre ans, structuré autour du halving Bitcoin.
Le halving, c’est ce mécanisme inscrit dans le code du réseau qui divise par deux les récompenses de minage environ tous les quatre ans. Résultat : l’émission de nouveaux bitcoins se réduit mécaniquement, ce qui a jusqu’ici créé une tension sur l’offre suivie, quelques mois plus tard, d’une reprise des prix.
Si tu veux comprendre comment ce type de cycle se traduit concrètement sur un portefeuille, j’ai détaillé la logique dans mon article sur l’investissement programmé avec la méthode DCA, qui reste pertinente pour lisser les points d’entrée sur des actifs volatils comme Bitcoin.
Selon Journal du Coin, le dirigeant s’est exprimé sur X après plusieurs semaines de repli marqué. Son message n’est pas un “tout va bien” de façade : il reconnaît l’incertitude, mais maintient sa lecture haussière sur le moyen terme.
La capitalisation de BTC en hausse de 20 % depuis janvier 2026
Armstrong ne s’arrête pas à la question du plancher. Il rappelle que la capitalisation totale de Bitcoin a progressé de 20 % depuis le début de l’année : elle est passée de 1 200 milliards à 1 400 milliards de dollars sur les premiers mois de 2026.
Ce point mérite qu’on s’y attarde. Une baisse du prix spot (le prix à l’instant T) ne raconte pas toute l’histoire. Si la capitalisation globale reste en hausse sur l’année, la dynamique de fond peut rester intacte malgré la correction visible sur les graphiques.
C’est exactement le type de biais que j’évoque dans mon article sur les 5 erreurs du débutant en investissement : confondre une correction temporaire avec la fin d’un cycle, et vendre exactement au mauvais moment.
La performance passée ne préjuge pas de la performance future. Mais comprendre pourquoi les précédents cycles ont eu lieu aide à lire les signaux actuels avec un peu plus de recul.
Les stablecoins, rouage central du marché
Armstrong s’est aussi attardé sur les stablecoins, et c’est une dimension souvent sous-estimée. Ces “dollars numériques” représentent désormais 10 % de l’offre totale de dollars américains en circulation. Leur croissance a ralenti, mais leur poids dans l’écosystème crypto est devenu structurel.
Les stablecoins jouent un rôle de liquidité : quand les investisseurs sortent du Bitcoin ou d’autres cryptos, ils transitent souvent vers des USDT, USDC ou équivalents avant de réinvestir. Plus la masse de stablecoins est importante, plus le réservoir de liquidités potentielles vers Bitcoin est élevé.
Cette logique est directement liée aux signaux techniques que j’ai analysés dans mon article sur la dominance USDT et la Golden Cross : la part des stablecoins dans la capitalisation totale est un indicateur de sentiment à surveiller.
Stanley Druckenmiller et la cible à 250 000 $ d’ici 2028
Armstrong n’est pas seul dans cette lecture. L’investisseur Stanley Druckenmiller, figure reconnue de la gestion de fonds américaine, table sur un Bitcoin à 250 000 dollars d’ici 2028.
À mon avis, cet objectif mérite d’être replacé dans son contexte : Druckenmiller est un investisseur institutionnel qui raisonne sur des horizons de plusieurs années. Son scénario n’est pas une promesse, c’est une hypothèse de travail basée sur l’adoption institutionnelle croissante et la rareté programmée de Bitcoin.
Pour un investisseur particulier français, la vraie question n’est pas “Bitcoin va-t-il atteindre 250 000 $ ?” mais “est-ce que mon exposition à Bitcoin est cohérente avec mon profil de risque et mon horizon de placement ?”
Si tu débutes sur le sujet, je te recommande de lire mon guide sur les cryptomonnaies : comprendre avant d’investir. La volatilité, la perte totale possible et les fraudes y sont traités sans filtre.
Ce que ça change pour toi
Concrètement, le discours d’Armstrong ne change pas grand-chose si tu n’as pas déjà réfléchi à ta stratégie d’allocation.
Quelques points de repère utiles :
- Le Bitcoin a perdu près de 50 % par rapport à son ATH d’octobre 2025. Un rebond de 20 % sur la capitalisation ne ramène pas le cours à son sommet.
- Le cycle de 4 ans a été cohérent par le passé, mais le marché évolue : l’arrivée des ETF Bitcoin aux États-Unis, la participation des institutionnels, et la régulation MiCA en Europe changent les équilibres.
- Si tu envisages d’entrer ou de renforcer une position Bitcoin, la méthode DCA (investissement programmé régulier) reste plus robuste que tenter de “timer” un plancher.
- La part de Bitcoin dans un portefeuille diversifié doit rester proportionnée au risque que tu acceptes de prendre. Je détaille ce point dans mon article sur diversifier son portefeuille.
Mon avis
Je pense que la lecture d’Armstrong est honnête précisément parce qu’elle est conditionnelle. Il dit “instinct” et “nous verrons bien”, pas “c’est certain”. C’est la bonne posture. Le cycle de 4 ans a tenu jusqu’ici, mais il n’est pas gravé dans le marbre. L’environnement macro, les taux directeurs, et la régulation mondiale peuvent casser ce schéma. Ce que je retiens, c’est que le fond de marché autour de 60 000 $ a tenu plusieurs semaines, ce qui est un signal technique significatif, sans que ce soit une garantie absolue.
Information & avertissement
Ces informations ont un caractère purement informatif et ne constituent pas un conseil en investissement. Avant toute décision, faites vos propres recherches et consultez un conseiller en gestion de patrimoine indépendant (CGPI) ou un conseiller en investissement financier (CIF) agréé.
FAQ
Brian Armstrong a-t-il dit que Bitcoin va forcément remonter ?
Non. Il a dit que son instinct lui indique que le plancher est probablement derrière nous, autour de 60 000 $. Il a ajouté « nous verrons bien », reconnaissant explicitement l’incertitude. Ce n’est pas une prédiction certaine.
Qu’est-ce que le cycle de 4 ans du Bitcoin ?
C’est le rythme historique entre deux halvings consécutifs. Le halving divise par deux les récompenses de minage environ tous les quatre ans, réduisant l’émission de nouveaux BTC. Ce mécanisme a historiquement coïncidé avec des phases haussières suivies de corrections, puis d’un nouveau cycle.
Que sont les stablecoins évoqués par Armstrong ?
Ce sont des cryptomonnaies dont la valeur est indexée sur une monnaie fiduciaire, le plus souvent le dollar américain (USDT, USDC). Ils représentent désormais environ 10 % de l’offre totale de dollars américains, selon les chiffres cités par Armstrong.
Faut-il acheter du Bitcoin maintenant si le plancher est passé ?
C’est une décision personnelle qui dépend de ton profil de risque, de ton horizon d’investissement et de ta capacité à supporter une perte totale. La performance passée ne préjuge pas de la performance future. Consulte un conseiller en investissement financier (CIF) agréé avant toute décision.
Où en est le Bitcoin par rapport à son point haut historique ?
Bitcoin a atteint son ATH à 126 000 dollars le 6 octobre 2025. Il est brièvement passé sous 60 000 dollars lors de la correction récente, soit une baisse de plus de 52 % depuis ce sommet. La capitalisation totale reste en hausse de 20 % depuis le 1er janvier 2026, selon les données citées par Armstrong.



