Combien épargner selon son âge : les repères clés

Combien d'argent faut-il avoir épargné à 20, 30 ou 40 ans ? Je te donne les repères concrets pour bâtir une stratégie d'épargne solide à chaque étape de ta vie.

Combien d’Argent ÉPARGNER en Fonction de son Âge ?

Combien d’argent faut-il avoir mis de côté à 25 ans ? Et à 35, 45 ans ? C’est l’une des questions que je reçois le plus souvent. Il n’existe pas de réponse universelle, mais il existe des repères financiers sérieux qui permettent de savoir si tu es dans les clous ou si tu as du retard à rattraper. Dans cette vidéo, je t’explique comment calibrer ton épargne selon ton âge, les erreurs à éviter et les meilleures enveloppes pour faire fructifier ton argent.

Pourquoi l’épargne par âge est une vraie question

Beaucoup de gens épargnent “quand ils peuvent”, sans objectif précis. C’est mieux que rien, mais c’est rarement suffisant pour atteindre l’indépendance financière ou simplement préparer une retraite correcte.

Selon l’INSEE, le taux d’épargne des ménages français tourne autour de 17 à 18 % du revenu disponible brut. Mais derrière cette moyenne se cachent des réalités très différentes : beaucoup de ménages épargnent très peu, tandis qu’une minorité capitalise une grande partie de ses revenus.

La vraie question, c’est : quelle part de tes revenus dois-tu épargner, et dans quoi, pour que ton patrimoine soit là quand tu en as besoin ?

Les repères d’épargne à chaque âge

À 20-25 ans : poser les fondations

À cet âge, les revenus sont souvent faibles. L’objectif n’est pas d’avoir un capital énorme, mais de créer des habitudes solides et de commencer à investir, même modestement.

Un repère courant dans la littérature financière anglo-saxonne (popularisé notamment par des règles comme la “règle de Fidelity”) suggère d’avoir épargné l’équivalent d’une fois son salaire annuel brut avant 30 ans. En France, avec un salaire médian autour de 2 000 à 2 200 € nets par mois, cela représente environ 24 000 à 26 000 € (à vérifier dans la vidéo selon le contexte français précis).

Ce qui compte à 20 ans :

  • Construire un fonds d’urgence (3 à 6 mois de dépenses sur un Livret A ou un LDDS).
  • Ouvrir un PEA ou une assurance-vie dès maintenant, même avec de petits versements : l’antériorité fiscale compte.
  • Éviter les dettes à la consommation qui plombent la capacité d’épargne.

À 30-35 ans : accélérer et structurer

La trentaine est souvent la décennie où les revenus progressent et où les projets de vie se concrétisent : achat immobilier, famille, reconversion. Les arbitrages sont plus complexes.

Un repère fréquemment cité : avoir épargné 1 à 2 fois son salaire annuel brut avant 35 ans, hors résidence principale. C’est à ce stade qu’investir dans un PEA chez Trade Republic prend tout son sens : les frais sont bas, l’interface simple, et chaque euro investi à 30 ans a statistiquement plus de 30 ans pour travailler.

Les erreurs fréquentes à 30 ans :

  • Mettre toute son épargne sur le Livret A sans investir en bourse (rendement réel souvent négatif après inflation).
  • Négliger le PER pour préparer la retraite, alors que la déduction fiscale est maximale pendant les années de hauts revenus.
  • Ne pas automatiser ses versements.

À 40-45 ans : consolider le patrimoine

À 40 ans, l’horizon de retraite est encore loin (20 ans minimum pour la majorité), mais les décisions prises maintenant ont un impact majeur. Le capital commence à être significatif et la diversification devient essentielle.

Un repère raisonnable : avoir constitué un patrimoine financier (hors immobilier principal) représentant 3 à 5 fois son salaire annuel brut. À ce stade, l’immobilier locatif peut compléter la stratégie, à condition de bien maîtriser l’effet de levier du crédit et la fiscalité associée.

C’est aussi le moment d’optimiser les enveloppes : arbitrages au sein de l’assurance-vie, diversification internationale via ETF, ouverture d’un PER si ce n’est pas déjà fait.

Les enveloppes fiscales à connaître absolument

En France, le choix de l’enveloppe change profondément le rendement net. Voici les principales :

  • Livret A / LDDS / LEP : sécurité totale, rendement garanti par l’État (2,4 % pour le Livret A depuis février 2025, selon Banque de France), exonéré d’impôt. Idéal pour le fonds d’urgence.
  • PEA : investissement en actions européennes, exonéré d’impôt sur les plus-values après 5 ans (hors prélèvements sociaux). L’enveloppe de choix pour investir en ETF sur le long terme. J’utilise Trade Republic pour son PEA sans frais de courtage sur les ETF.
  • Assurance-vie : très flexible, fiscalité avantageuse après 8 ans, transmission facilitée. Adaptée à tous les âges.
  • PER (Plan d’Épargne Retraite) : versements déductibles du revenu imposable, capital bloqué jusqu’à la retraite (sauf exceptions). Très pertinent si tu es dans une tranche marginale d’imposition élevée.

L’effet des intérêts composés : pourquoi commencer tôt change tout

C’est le concept le plus sous-estimé en finances personnelles. Un euro investi à 25 ans à un rendement annuel moyen de 7 % (celui des indices boursiers mondiaux sur le long terme, performance passée ne préjuge pas de la performance future) vaut environ 14,97 € à 65 ans. Le même euro investi à 40 ans ne vaut que 3,87 € au même horizon.

L’écart est colossal. C’est pourquoi commencer à investir régulièrement via Trade Republic à 20 ou 25 ans, même avec 50 € par mois, surpasse souvent un démarrage tardif avec des montants bien plus importants.

Pour visualiser concrètement l’impact sur ta situation, les calculateurs d’intérêts composés sont tes meilleurs alliés.

Les erreurs courantes qui freinent la construction du patrimoine

J’en vois régulièrement dans les questions que me posent mes abonnés. Voici les principales :

  • Épargner ce qui reste en fin de mois : avec cette méthode, il ne reste souvent rien. La règle : vire ton épargne le jour de la paie, avant tout le reste.
  • Confondre épargne de précaution et investissement : le fonds d’urgence est sur Livret A, point. Le reste doit travailler.
  • Sous-estimer l’inflation : un euro sur un compte courant perd du pouvoir d’achat chaque année. L’épargne sans investissement est une perte lente mais certaine.
  • Attendre “le bon moment” pour investir en bourse : le temps dans le marché bat systématiquement le timing du marché sur le long terme.
  • Négliger la fiscalité : ouvrir les bonnes enveloppes (PEA, PER, assurance-vie) dès le début coûte presque rien et économise des milliers d’euros sur 20 ans.

Mon avis sur la stratégie à adopter

À mon avis, la question “combien épargner selon mon âge ?” est la bonne entrée en matière, mais ce n’est pas la seule. Ce qui compte autant, c’est tu mets cet argent et comment tu restes constant dans le temps.

Je te recommande une approche simple : définit d’abord ton fonds d’urgence (3 à 6 mois de dépenses), puis automatise un virement mensuel vers une enveloppe investie (PEA en priorité si tu es salarié). Le montant exact viendra après. La régularité prime sur la perfection.

Si tu veux aller plus loin sur la structuration de tes finances, retrouve l’ensemble de mes ressources et guides sur mon hub principal.

Pour les exemples chiffrés et la démonstration complète, regarde la vidéo en haut de cette page.

Information & avertissement

Ces informations ont un caractère purement informatif et ne constituent pas un conseil en investissement. Avant toute décision, faites vos propres recherches et consultez un conseiller en gestion de patrimoine indépendant (CGPI) ou un conseiller en investissement financier (CIF) agréé.

FAQ

Quel pourcentage de mes revenus dois-je épargner chaque mois ?

La règle des 50/30/20 est un bon point de départ : 50 % pour les besoins essentiels, 30 % pour les envies, 20 % pour l’épargne et l’investissement. En pratique, tout dépend de tes revenus, de tes charges fixes et de tes objectifs. Si tu as de la marge, vise plutôt 25 à 30 %, dont une partie investie en bourse via un PEA ou une assurance-vie.

Faut-il privilégier le remboursement de ses dettes ou l’épargne ?

Les deux ne s’opposent pas forcément, mais la priorité dépend du taux. Une dette à 5 % ou plus (crédit conso, revolving) doit être remboursée avant tout investissement. Un crédit immobilier à 3,5-4 % peut coexister avec un investissement en ETF si le rendement attendu est supérieur. Dans le doute, rembourse d’abord ce qui coûte cher.

Est-il trop tard pour commencer à épargner à 40 ans ?

Non. À 40 ans, il te reste potentiellement 25 ans d’épargne active avant la retraite. C’est suffisant pour constituer un patrimoine significatif grâce aux intérêts composés, surtout si tes revenus sont plus élevés qu’à 20 ans. L’essentiel est de commencer maintenant, pas dans six mois.

Quelle différence entre PEA, PER et assurance-vie pour épargner ?

Le PEA est idéal pour investir en actions (ETF) avec une fiscalité allégée après 5 ans. Le PER est conçu pour la retraite avec une déduction fiscale à l’entrée mais un capital bloqué jusqu’à la retraite. L’assurance-vie est la plus flexible : disponibilité des fonds, fiscalité avantageuse après 8 ans, transmission. Les trois peuvent être complémentaires selon ton âge et ta situation fiscale.

Le Livret A suffit-il pour préparer sa retraite ?

Non. Le Livret A est excellent pour l’épargne de précaution, mais son rendement (2,4 % garanti par l’État à date) est souvent inférieur à l’inflation réelle sur le long terme. Pour préparer une retraite dans 20 ou 30 ans, il faut une partie de ton épargne investie en actifs à rendement potentiel plus élevé, avec les risques que cela implique. Performance passée ne préjuge pas de la performance future.

👉 Regarder la vidéo complète surYouTubeet abonnez-vous à @AlexandreInvestissement.

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